09.11.2009

Nous.

 

With my thongue on the dusty floor of my cell

 




ici

01.06.2009

what about plagiat?

Dans la joie et la bonne humeur, je reçois ce mail, un si joli jour de printemps.

Oui bien évidemment les oiseaux chantaient, le ciel était bleu et le soleil en pleine forme, rayonnant donc.

Mais qui vient décidemment gaché par son existence ma si bonne humeur du jour, de ce si joli jour de printemps remplit de chants d'oiseaux et de ciel bleu et aussi de gens souriants partout. Bref! Lisons donc voir.

 

Premier Mail de la journée:

Bonjour strand,

Encore merci pour ton commentaire sur mon blog de photos... Je suis allé voir le tien également.

Ce qui m'a permis, en naviguant un peu, de voir qu'une de tes lectrices, une certaine "Fuligineuse" (que tu lis également d'après ce que tu lui réponds dans un commentaires), s'est grandement inspirée du nom de ton blog à toi pour créer son nouveau blog sur la plateforme wordpress!
http://2009sediments.wordpress.com/


Voici son dernier billet publié sur le vieux blog que tu devais connaître donc...

"mercredi, 20 mai 2009

Migration

 

CE BLOG A MIGRé

IL SE TROUVE DéSORMAIS CHEZ WORDPRESS

SOUS LE TITRE DE

"SéDIMENTS"

 

Fish2.JPG"



A bientôt...
john

P.S.: Fuligineuse a eu raison de migrer sur la version hébergée en ligne de wordpress... c'est probablement l'une des meilleures pour la gestion du texte...

 

What about " mauvaise foi":

 

 


Réponse de "fuligineuse" au commentaire que j'ai laissé sur son nouveau blog qui porte le nom du mien après avoir lu le premier mail de la journée.

 


Bonjour Strand,

Je crois qu'il y a un petit malentendu sur cette histoire de titre. Mon blog ne s'est jamais appelé Sédiments tant que j'ai été chez Haut & Fort, il s'appelait alors Sablier. Si tes lecteurs vont sur l'adresse http://sediments.hautetfort.com/ ils ne peuvent donc absolument pas tomber chez moi, par contre évidemment s'il font une recherche Google sur le simple terme de "sédiments", ils trouveront probablement les deux (et sans doute encore d'autres).

Je plaide la bonne foi. Je vois en effet en consultant ton blog que je l'avais visité en 2008 (et apprécié...) et quand j'ai cherché un nom pour mon nouveau blog, j'ai peut-être eu une réminiscence. Et quand on crée un blog chez un hébergeur, évidemment le titre est refusé s'il existe déjà, mais pas si c'est chez un autre hébergeur...

J'espère que nous pourrons parvenir à un terrain d'entente...
Bonne journée,
Fuligineuse/Elizabeth

Accessoirement : il existe aussi un blog du nom de Sédiments chez Overblog, voir ici :
http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1757228.html

 

 

Reponse de ma part au mail ci-dessus:

 


Il n'y a aucun malentendu, mademoiselle, si ce n'est votre inénarrable "mauvaise foi". Je me fiche éperdument du nom de ce blog, et encore plus du contenu puisqu'il s'agissait pour moi d'un simple essai qui m'a permit de lire et  de découvrir d'autres blogs parfois trés intéressants dans lesquelles les auteurs avec beaucoup de simplicité et sans prétention ont tentés de partager et d'offrir aux lecteurs compréhensifs quelques pages de détente ou de reflexion.  Le plagiat est donc a fortiori sur internet une des choses les plus répugnantes et stupides que je connaisse. Le seul intéret d'un blog c'est d'être " perso", sinon on se trouve face à une succession de pages inintéressantes qui parle de culture ou d'autre chose sur le ton que l'on prend lorsque l'on s'adresse a quelqu'un que l'on n'apprécie pas : ennuyeux!

Voici pour le stupide!

"Répugnant" parce qu'il s'agit effectivement de reprendre de manière totalement malhonnête des idées qui ne vous sont pas propres, que vous ne comprenez pas dans le sens dans lequel ils ont étés employés et donc que vous galvaudez de manière idiote un peu à la manière d'une oie qui cancannerait dans le coin de sa basse-cour.

Voila donc ce que je pouvais dire rapidement sur le sujet.

En revanche si je prends la peine de parler ici de ce problème c'est que bien sûr ici tout le monde connait cette : "fuligineuse", pour avoir lu ces commentaires. Je vous laisse apprécier le culot et l'attitude purement  suffisante  et méprisante de cette personne.

Commentaires que je m'empresserai de détruire sitôt cette polémique terminée en espèrant, qu'elle conserve ou non " bêtement " ce titre dont elle ne peut évidemment saisir le sens utilisé ici, ne plus recevoir sa visite desormais indésirable.

ps: la réponse recue sur ma boîte aux lettres personnelle est quand même je dois le dire un assez bel exemple de " foutage de gueule"; c'est d'ailleurs pour cela que je ne résiste pas au plaisir de faire partager à mes lecteurs exemplaires, cette lecture. Bien qu'en réalité cette histoire ait très peu d'interêt si ce n'est celui d'occuper le blanc de l'oeil internet.

"Accessoirement" ( mouarf, mouarf, je me tape les cuisses sur le clavier de rire. Qu'est-ce que c'est que ce mot pourri d'abord, qui ne veux strictement et positivement rien dire!) j'en ai rien à foutre des versions antérieures de ce blog appellé "sédiments" ici par mes soins mais j'en ai quequechose à faire des tarés qui se trimballent ici comme s'ils étaient chez eux, qui non seulement se permettent de laisser des commentaires insipides (qu'il m'a fallut lire ce qui est déjà en soi une sacrée corvée) , mais qui en plus attendent comme de vilains rapaces que ce blog ferme pour réutiliser le titre. C'est vraiment écoeurant le nombre de C.O.N.N.E.S que ce monde porte alors qu'il y a tant de gens qui mériteraient une existence correcte.

Pensée personnelle:

Quand les cons auront tout bouffé, tout sali, tout envahit,  il ne restera rien de cette planète qui deviendra cette fois totalement irrespirable!

Ce blog milite activement pour l'euthanasie des cons!

Voici donc que ma journée se termine sur cette note d'un optimiste ravageur je dois bien l'avouer.

.


 

 

 

 

06.06.2007

Pensées

P1110488.JPG

On ne vous parle pas de ces vies, vécues pour rien, de ces trajectoires croisant le vide, de ces visages tristes aux larmes si proches, aux cernes si profondes, de ces regards que l'on nomme facilement "chien battus"....

Mais pourtant le souvenir de ces vies hantent les nôtres, leurs ombres sont présentes sur tous nos murs, dans les papiers que nous foulons du pied en marchant dans les rues désertes...parce qu'ils sont aujourd'hui morts, disparus, envolés. Ils n'ont rien laissés d'autre qu'un souvenir, la trace dans nos yeux ébahis de leurs corps en souffrances, de leurs existences en marge, victimes de tous les vices que les dominants trimballent....Passage de nerfs, passage à tabac, fracas de vie qui font rires les porcs...Le désespoir que certains trimballent comme des fardeaux, des témoins de la déliquescence de notre monde : son absence d'humanité, de simple "humanité", son temps transformé en valeur monétaire, en argent dur, en lieu et place de ces sentiments qui nous rapprochent tous quand nous sommes encore capables de les ressentir, de les échanger, de les mettre en étendard sur la plus haute de nos marches de valeurs.

Je croise souvent ces corps en souffrance, ces âmes en perdition, indéfiniment seules, errantes sans la simple main tendue qui fait de nous tous autrechose que des meutes de chiens assoiffés de pouvoir, de jouissance, de possession, suppliant du regard que cesse leur calvaire et...

La honte que je ressens est parfois si grande que mes yeux se baissent pour ne pas avoir à faire face à ce pur dégout que fait naître en moi la vision de ces chiens qui nous servent de congèneres.

Les hommes et les femmes sont répugnants quand ils rient de leurs vices, en jouissent, se les passent comme on se passe des poux. Il faut bien regarder pour voir ces filaments de merde humaine en action....

Je me demande bien pourquoi je n'ai jamais vu autrechose que des humains dans ce monde de robots, d'inconscients et d'imbéciles, heureux. Je suis décidément d'une naïveté épouvantable! Certainement l'indécrottable "espoir" dont on nous gave dés la naissance et qui n'a d'autre raison d'être que l'inévitable besoin d'être rassuré face à ce cloaque que l'on nomme monde.

Je vais me remettre à regarder les roses et les bleus violets dans le ciel cela sera certainement beaucoup plus intéréssant.

24.05.2007

Décantation

Un des principaux soucis c'est l'évacuation des sédiments. Si on laisse les sédiments s'accumuler on risque fort, à long terme, de déclencher une explosion. Pour éviter l'accumulation des sédiments il faut bien concevoir son décor et son brassage. L'idéal est d'arriver à faire en sorte que les sédiments s'accumulent à un endroit précis où on a tout le loisir d'observer leur accumulation et d'ainsi pouvoir les siphonner. Si le brassage est conséquent, les sédiments vont avoir tendance à rester en suspension dans l'eau. Ils vont donc tomber dans le trop plein et partir en direction de la décantation.

(source : pris quelquepart sur le net)

09.08.2006

Sédiments.

Sédiments.

Matière fossile, extrait de mémoire, de temps concrété. Amas de poussières sèche, rassemblement de particules volages, interruption de secondes, minutes de recueillement. Les sédiments se trouvent au fond des rivières, dans le lit des fleuves, sous l'eau qui passe qui les transportent, puis les déposent.

Devant moi il y a ces cendres. Des cendres de cigarettes qui se consument. Devant moi encore il y a la lumière de l'écran, puis celle du jour qui se lève. Devant moi enfin il y a ces souvenirs que je nomme ici" sédiments", pour ne pas perdre de vue qu'il s'agit de temps morts, de vieilleries, de passé.

Au loin le futur interrompu, auprès le présent figé, pour un temps seulement.

Je vais écrire, réécrire ce qui n'a pût avoir lieu, ce que ma mémoire refuse de compter au nombre de ses souvenirs en préparant la victoire de la Mémoire. Celle-ci possède la capacité d'oubli, ce qu'elle ne peut entendre, elle le relègue aux oubliettes, en fait des petits tas de pierres, des signes, des tas de cendres, des amas de poussières, des riens. A l'aide de  phrases qui lavent les affronts, nettoient les salissures, balaient l'écran devant les yeux, elle renvoie ceux qui ont eu l'indécence de dépasser toutes les limites à la dissolution dans un trou noir.

Avec la cuillère qui touche soudain mon poignet, je me rappelle qu'il manque un sucre à mon café. Je le prends. Il tombe au fond et je pense au mot dissolution. Le café noir dissout le sucre. L'oubli dissout les mauvais souvenirs.

Le jour se lève. Je regarde le ciel coloré et je me dis que le monde est bien fait. Le soleil envoie ces concentrations de couleurs chaudes sur la planète. L'atmosphère absorbe ce rose d'un autre siècle, je le regarde encore se dissoudre dans les nuages au fur et à mesure que le ciel pâlit. Il continue de lever ses voiles, parcourant inlassablement de ses teintes de pudeur outragée le fond d'horizon rougeoyant.

La terre s'éclaire. Les ombres fuient. Le spectacle de la lumière à l'oeuvre  impressionnne les yeux levés. Elle ne laisse aucune chance aux rampants, aux malins, aux vampires de la nuit : tous fuient et mes yeux rient de plaisir. Il ne reste déjà plus rien de leurs sombres intentions.

Le jour est levé.

La terre dévoilée, nue sous un drapé d'herbe tendre, exulte dans la lumière.

Eclats de pierre :

Sédiments.

Milliers d'éclats de pierre répandues sous nos pas qui portent l'empreinte de nos états silencieux, ceux qui nous ont éloignés, ceux qui nous rapprochent, ceux qui restent immobiles dans l'attente de l'autre. Je me couvre de cette poussière de terre quand je dois patienter. J'immobilise mon souffle. Je retiens l'élan qui me porte vers toi dans la folie de ce temps rapproché, confondu, qui nous fait un : dans la pénombre...

Un souffle. Un élan. Un mot : ma mémoire appartient à ces roches saillantes contre lesquelles mes poignets se blessent et se font saigner volontairement.  Elle se heurte au temps, heurte volontairement les mots et les images qui nous décrivent en cercles concentriques, impossibles à canaliser. Mes mains prennent et défont les liens étroits sous la couche de terre où nous sommes enterrés. Sous les larmes de bétons figées, nos coeurs engourdis frémissent. Il est temps de souffler un peu de chaleur sur ces étendues.

Sédiments intégrés dans la nappe de glace / l'écran entre nous/ à relier pour déssiner la carte de notre ciel amoureux.

Tendre la toile. Dessiner le premier pas gris de poussière, lent d' exceptionnel  légèreté, qui m'a pour la première fois permis de comprendre où se trouvait le coeur de la roche... sous un filet de poussière ocre. 

Sous un filet tendu de silence,

sous un soleil de plomb, d'absence alourdit.

Engourdis nous sommes.

Désolés de tant d'années arrimées à ces ballots de poussière.

Tendre la seconde d'une empreinte animale, fossile.

Un pas friable est resté suspendu aux crochets incertains de mes désirs inaccomplis.

Sédiments est une ballade ou je me perds à loisir, où je sème de petits pétales colorés...Entre les lignes. Pour me     retrouver dans le coeur de la roche, sous la surface miroitante, changeante....

Sous la brume des apparences, un peu d'effervescence quand les masques s'effritent. Le bruit de la chute résonne, un peu, puis s'éteint. Le silence porte l'oubli. L'oubli intègre le silence. Entre nous ce qui s'éteint c'est un peu de la flamme de nos regards, qui baisse, puis vacille. Devient indécelable dans la nuit qui nous entoure. Si petite qu'il faut se pencher en dehors pour la percevoir... Fragiles, nos désirs vacillent en proie aux vents contraires. Dans cette zone protégée que le froid a saisit comme la mémoire s'est figée.

Il existe le refus du temps qui passe, balaie et fait disparaitre ceux que l'on a aimé.