21.11.2009

Best.

Homologué par le peuple


L’aspect utile dans l’excès d’idéalisme, c’est principalement son caractère malléable

et ses objectifs toujours revus à la baisse,

le tout homologué par le peuple.

La collusion des pouvoirs médiatique et politique en Italie font partie intégrante de l’hygiène de vie du système démocratique.

Qui mieux qu’un président de club vendant du rêve à des supporteurs peut comprendre la misère affective de celui ne pouvant pas acheter son billet pour le match ?

 

Faire le procès de Silvio Berlusconi de l’autre côté des Alpes, qui plus est avec un référentiel français et un léger sentiment de supériorité technocratique, voilà un acte géographiquement courageux, une pensée ethnocentrée qui rappelle les pratiques marketing dans les pays du Moyen-Orient et une certaine nostalgie du business napoléonien.

La mascarade électorale est toujours plus honteuse sur le paillasson du voisin.

 

Les puissants n’ont que le titre, leurs aspirations, leurs initiations, leur succès et leurs défaites qui ne sont que le programme, le plus lucratif et déficitaire à la fois, de la télé-novela démocratique.

Le goût du pouvoir cannibale est diamétralement opposé à la solitude de son exécution et

la nature périssable de son action face au temps des petites gens.

Depuis que la politique est devenue une équation médiatique déterminée par des constructions économiques,

ses fondations idéologiques sont devenues accessoires et son humanisme intermittent un hymne au développement durable.

 

« Du bois à la télécommande, de l’écologie au recyclage, des ficelles aux cordes,

de la détermination au déterminisme, des.....

La suite ici

 

 

Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip

Nouvelle de dernière minute:

 

Marianne.

A la Une.

Brice hortefeux : un ministre nul. (?!)

 

Qui sont ces gens de Marianne?

 

Que veulent-ils?

 

Un Ministre efficace?

 

Mais j'ai un conseil à vous donner : ouvrez grand vos réservoir à miel pleins de poils.

Hitler est mort.

Mussolini aussi.

Les Serbes n'ont plus rien en réserve.

Aucun dictateur en vue à part peut-être chez les Coréens du Nord mais c'est pas facile d'entrer. (dommage)

All.....Vo....Fa....En....!

 

 

Bon restons calme mieux vaut aller ce we, c'est quand même plus sympa.

 

 

Bon ça va mieux moi déjà.

 

"La poésie et les armes.

Sans les larmes."

*

RIP

 

 

01.10.2009

Jour de gloire.

 

Non mais franchement ça suffit!

Ben oui, ça suffit.

Vous me saoulez tous et toutes.

Je m'en fous.

J'ai bien dormi, bien mangé, il ne pleut même pas.

Alors que demande le peuple?!

Hein (non pas deux, j'ai dit 1)

On se le demande!!!

Du pain?

Il aura  de la brioche!

Ca lui apprendra à se plaindre.

Non mais.

Quelle journée de m.........er.......de.

Tiens un gros mot pour la douze :

_12

: " prends ton gros mot et va te promener!"

Ca lui apprendra à trainer ses guêtres dans ma pauv' life. (vilain 12!)

Je te jure

On n'aura jamais la paix ici.

C'est pourtant tout ce qu'on demande nous.

Hein?!

Pas plus.

Juste la paix, pour tous, et toutes et pour toujours.

C'est pas compliqué à comprendre, non!

Ca à l'air trop difficile!

Ch'uis toute décue, depuis que je sais tout comment ça marche.

Bon d'accord

Je remue le couteau dans la plaie.

Mais bon quand même...

Ah au fait " j'écoute ça!"

 


Oui je sais c'est pas mal.

C'est vieux un peu.

Mais bien quand même.

Oui.

Ben oui.

Carrément bien même.

Qu'est-ce t'as, t'es pas content?

Tu veux un "gros mot" dans ta tête?!

Hein c'est ça que tu veux, hein ?! Dis!

Bon c'est ça : va t'coucher!

On verra demain.

Oublies pas de te brosser les dents quand même...

Ouais je sais mais bon quand même.

Mouarf!

T'as arrêté de picoler au fait?!

Ca s'voit dis donc : t'es mieux!

Ah si j'te jure!

T'as le teint moins...comment dire...

_"Jaune."

_Oui c'est ça jaune.

Oui mais bon le jaune ça va bien aux roux.

T'es bien roux?

Oui c'est bien c'que j'me disais.

Je ne suis pas daltonien ( hiennes) ça se dit au moins?!

Pis d'abord si tu étais gentil au moins à défaut d'être beau, ou extraordianire, avec des traits de caractères unique ou quelquechose comme ça je t'aurais écrit des belles poèsie, comme celle-ci :

 

Dans le dédale des chemins de ma vie,
Je m'y suis perdu, souvent...
Errant les yeux ouverts, dans les vents,
Je t'ai appelé et l'âme a crié.

Un pas, monter une marche, ces jours
Eloignés, les larmes ont coulé.
Au son de ta voix suave qui me parlait,
Suis bercé par tes mots d'amour.

Ecouter encore et encore tes je t'aime,
Croire ces tristes mensonges,
Fermant les yeux pour vivre le songe,
S'oublier dans le matin blême.

Pourtant, monter les marches du destin,
Il me le faut, je vais vers l'infini.
Vers toi, belle lumière, qui palpite et vit,
Là, ou sans toi, il n'y a plus rien.

 

Trouvé ici

 

*

Mais tu ne mérites rien de tout cela, rien de joli, rien d'enviable chez toi, plutôt l'inverse, tu vois?

Ta laideur m'envahit chaque matin quand je me souviens, et je prends des

somnifères pour oublier que j'ai croisé un tel "mauvais gars" dans ma vie.

Imagine un peu, le genre de vilaine bestiole que tu peux représenter : !

un genre de lézard froid et gluant

dont personne ne voudrait même pas en photo.

Tu es laid mon pauvre!

Si laid que je n'arrive même pas à décrire

ce genre d'effroi qui me saisit

à l'idée que tu ais pu un jour approcher ma jolie bouche de princesse.

(Je prefère oublier) J'en ai des frissons le long du dos.

Oui mon vieux ( parce que en plus tu es vieux).

*

fin provisoire.


 





 

 

02.07.2009

Du maniérisme

P1250116.JPG

Où comment quand on ne fait preuve d'aucun talent on le remplace par de l'emphase, du maniérisme, des mouvements sensés donner du corps à ce qui n'en possède aucun.

Le maniérisme est à l'écriture ce que les mauvaises manières sont à l'élégance, une attitude qui dissimule une carence.

S'il manque quelque chose pourquoi tenter de le dissimuler par une posture? Les trous, les absences tout comme les accrocs et le silence font partie de l'existence.

Si la nature a horreur du vide, on peut remarquer que la bêtise en a tout autant horreur et qu'elle ne cesse de vouloir le remplir.

Le vide est beau, le néant admirable, le silence souvent préférable. 

*

Un jour d'absence j'ai écrit pour me souvenir.

Un jour invertébré, mou comme un ventre vide, gris comme une tasse en étain, vieux comme un salaud qui pense encore avoir quelquechose dans le ventre alors que ses tripes ont étés vendues par un plus grand, un plus sale, un plus vieux salaud.

Bref je voyais bien que ce jour ne m'inspirait rien de bon, je l'avais d'ailleurs appelé "jour d'absence" pour me souvenir quand même de ce jour qui ne valait rien et auquel on n'aurait en y réfléchissant un peu, accordé aucune attention.

Mais il y avait tant de jours devant soi qu'il fallait tout de même, chercher à en trouver un, un peu moins long que les autres, un, un peu moins grisâtre, un peu moins stupide que les autres, alors finalement je me suis dit un peu bêtement je vous l'accorde, que j'écrirais cette phrase :

 

Un jour d'absence

J'ai

Ecrit

Pour me souvenir.

 

Juste pour me souvenir du temps qu'il faut pour écrire une phrase qui ne porte pas à conséquence.

Une phrase de rien.

Une petite phrase maligne et douce.

Qu'en pensée longtemps je relirais, comme ça , parce que c'est moi, ce jour là (et pas un autre) qui l'ai écrite.

 

    

 

21.06.2009

«les enfants ont besoin d'une maman qui fait du flan et d'un papa au taf qui leur colle des baffes!».

«Chaque enfant a droit à la douce chaleur d'une maison hétérosexuelle!»



















Par Cédric Douzant dimanche 21 juin 2009, à 13h03

REPORTAGE. Les Panthères Roses ont joué de l'ironie samedi devant le siège de l'UMP à Paris. Objectif: «féliciter le parti présidentiel de sa bienveillance à l'égard de l'hétérosexualité»...

Manif devant le siège de l'UMP à Paris, samedi après-midi. Les manifestants, ce sont les Panthères Roses, une association qui regroupe «des pédés et des gouines énervés par l'ordre moral et les discriminations». Dans la lignée des Manifs de droite, où des militants de gauche défilent en criant des slogans improbables comme «faites des enfants, pas des intermittents», les Panthères roses font de l'ironie une arme de combat. L'association vient ainsi d'imaginer l'OSDS, l’Ordre de sauvegarde de la différence des sexes, représenté par deux porte-paroles : Christian Boutinneste, de service aujourd'hui et incarné par une jeune militante, et sa belle-sœur, Christine Vannestin.

«Ils se foutent de nous, on se fout d'eux»

Je ne commente pas. Je pense que ce post s'en passe facilement. Intérieurement je félicite par ce que bon, voilà quoi!

02.05.2009

Evident.

rue arriere pt eph 090423 8.jpg

Graphis design is sucessful when the solution is logical, easy to understand, and most important unique.

It may be simple or complex but never complicated.

From a blog I have just visited.

 

22.01.2008

Calme plat.

L'illusion est ma tranche de pain rassis. Quand je n'ai rien de mieux à faire, je me fais les dents dessus. C'est comme fouiller pour la énième fois dans un vieux grenier. Il n'y a plus rien. Tout a été vendu, perdu, donné, échangé. Il ne reste même pas une vieille toile d'araignée pour me rappeler le passé. Tout est net, propre, vide. Ma mémoire est parfaitement nette. C'est triste. Je n'ai rien à me reprocher, rien à casser sous les dents de la culpabilisation, pas même de quoi broyer du noir! Quel ennui quand la perfection fait surface dans nos cerveaux. Il faut se mettre à penser clairement comme dans un ciel déserté par les nuages et les oiseaux de passage, où le regard s'endort en cherchant des filaments de nuages égarés. Calme plat dans ma cervelle. Pas un regret, pas un remord. J'en mourrais certainement un jour de tant de clarté. Alors à quoi bon écrire? De quoi écrire d'ailleurs? De ce quotidien mortifère? Aussi chiant qu'un jour sans pain, aussi vide qu"un jour à traverser le désert.... De vous? Vous ne me passionnez guère. De moi, je ne m'intéresse plus à moi depuis longtemps. Alors quoi? La pluie? Le beau temps. L'horizon rectiligne. Desespérement horizontal. Immanquablement droit, à peine égratigné par quelques rectangles de voiles, même pas colorés, car d'ici tout est blanc. L'absence d'épreuve est une épreuve insurmontable disait cet ami exilé dans cette belgique lointaine.

Quand je ne suis plus sous le feu de l'ennemi je m'emmerde à un point tel que je n'ose essayer de le décrire...L'adrénaline et l'envie d'en découdre me tiennent éveillée. Bon sang! J'irais bien frotter  ma peau lisse à celle d'un porc-épic. Histoire d'au moins pouvoir vomir ou saigner! Histoire d'affronter à nouveau le danger, de trembler. J'aurais au moins l'impression d'être vivante. Ca vaudrait mieux que cette impression de vivre dans du coton, de la ouate, du nuage! Pour ne plus m'ennuyer j'esssaierais bien de me mettre à voler. Faire battre ces pousses d'ailes, ouvrir la fenêtre et sauter! Pour voir si ça bat, pour voir si ça marche. Juste pour voir.

( Mon ami Belge :

"Alors...t'as vu!?"

- Euh ouais... Ca fait mal dis donc!

- Ca tu me l'aurais demandé avant, je te l'aurais dit! 

- Ouais ben c'est pas drôle, chuis toutes cassée maintenant. Pff...

- Bah ça t'occuperas de changer les pansements, et puis au moins cette fois tu auras au moins de quoi te plaindre. Hein? De quoi écrire au moins deux cent pages!!! Pas sûr que ça intéresse mais bon tu peux essayer...pour voir! Ahahaha.

-C'est sympa les amis. Ca sert! )

15.12.2007

Des mots...

Montorgueil nuit 090324 032.jpg

Des mots on en trouve à l'orée de ses rêves. Sur le bord ourlé de ses pensées, quand on suit bien le fil. C'est un peu difficile à suivre, la corde est raide. De nombreuses choses tentent de vous distraire, quand ce ne sont pas les choses, ce sont les gens. Ils vous parlent souvent quand ils n'ont rien à dire. C'est ennuyeux.
Rêver est essentiel. Fondateur. Tellement important. Quand on ne rêve plus on s'assèche, on perds l'essence, on se délite comme des vieux troncs d'arbres pourrisssant loin de leurs racines. Mais continuer à rêver en grandissant est difficile, périlleux, tant les rêves sont des objets de convoitises pour certains, et pour d'autres ce qui est pire, des moments où ils peuvent tenter d'accéder à votre inconscient. Vos rêves deviennent alors dangereux puisqu'ils trahissent vos pensées profondes et c'est à partir de cette trahison que la manipulation va pouvoir commencer. Donc méfiance. Parce qu'il y a des spécialistes, des maîtres es manipulation.

Des mots, on en trouve dans chaque histoire, dans chaque rencontre, dans chaque fusion. Des mots voyageurs, libres, des mots teintés de ciel bleu ou de gris, cela dépend. Rêve, cauchemar. C'est à chaque fois la vie qui reprend son chemin en nous traversant. A chaque trajet sa couleur, son identité.

Des mots on en trouve un peu partout, dans les yeux des autres, dans leurs mouvements. On en trouve beaucoup dans l'amour, des mots. Ils fleurissent spontanément sur les sourires et les gestes tendres. Les mots se marient entre eux, se délaissent aussi parfois comme des jouets un peu cassés, un peu abîmés par le temps qui les a couvert de poussière. Les mots s'aiment et se rejettent. (un peu d'embruns dans la pupille et c'est la marée qui s'annonce débordant de son cadre littéraire, envahissant votre espace, saccadant vos phrases, taillant dans vos mots justement des largesses insoupçonnées). Je pourrais dire qu'il s'agit d'un peu de délire dans les mots justement. Mais non. On aime trop quand les mots s'envolent pour leur interdire de voyager dans tous les territoires...

Des mots on en trouve dans la nature, autour de soi, dans les paysages qui sont les tableaux qui nous entourent. On entrouve des portes secrètes un peu partout. Des mots on en mâche et remâche parfois, parce que dire "pardon, je t'ai oublié" n'est pas à la portée de tous, même en murmurant.

Des mots, on entrouvre les autres, on entrouvre des secrets, des fils conducteurs, des trajets intérieurs. Des mots qui nous font rêver, qui nous font pleurer, qui nous font sourire, ou rire. Des mots dans les larmes pour qui vit en silence...

Parce que le silence est la part de nous mêmes qui refuse le langage, la part de nous mêmes qui veut "être" simplement là en dehors du langage qui pourrait la décrire.

06.12.2007

Les maux d'autres que soi.

Place Jaures 090320 032.jpg

Dans l'autre une présence descellée. Un jeu d'absents. Dans ses regards, des ombres en fuites longent le sol de ces profondes pupilles. Des mares troubles où se lisent tant d'incertitudes. Je m'intéresse à l'autre, dans ces mouvements, je lis, devine, un roman de désirs. Je me tais, prudente. On ne sait jamais ce que disent les mots d'autres que soi. C'est éculé. Mais on ne sait jamais à quels maux les siens s'ajoutent. Dans les mots des autres, il y a d'autres présences que je ne connaîtrais jamais, que je devine seulement, planqués à l'affût, prêt à dégainer de vieux grimoires où leur histoire s'est écrite avant que l'autre ne naisse. Bien longtemps avant. Dans le passé.

Je me retourne pour voir quel genre de miroir déformant je porte sur le dos. On ne sait jamais dans quel marigot les autres se planquent pour vous observer. Là je revois le visage d'une grand-mère, rousse comme une méduse. Je cherche le grand-père mais dans les fumées des gaz de 14, je n'entrevois qu'une silhouette courbée, c'est Bardamu, le héros de "Voyage au bout de la nuit". J'ai toujours vu mon grand-père ainsi parce que le jour où j'ai entendu l'histoire de sa mort, je lisais Céline. En réalité, j'avais tout confondu il est mort à la suite de la seconde pas de la première guerre mondiale, sinon ma mère serait centenaire. J'étais enfant et j'avoue que les dates n'étaient pas mon fort. Ca ne s'est toujours pas arrangé...

Les mots des autres sont pleins de passé, pleins de visages disparus, pleins d'ombres errantes. Les mots des autres sont comme les miens tantôt lumineux, tantôt sombres. On les sort de la pénombre ces mots, on les dépoussière pour les présenter aux autres, on les offre comme des visages de soi, mais l'on se sait parfois multiples, à facettes, traversés d'ombre et de lumière.

Les maux des autres se voient souvent dans leur langage, dans leurs écrits, même dans leur corps aussi. Mes maux se voient dans mes écrits, dans mon langage, parfois même dans mon corps. Nos maux sont visibles jusque dans nos mots. C'est éculé mais cela se sait, se voit, se ressent. Nos maux se voient aussi dans le silence, jusque dans le silence. Le silence est un mal qui se retient, un non-dit qui se contente de lui-même.

Il est ce mot qui refuse la parole.

03.09.2007

Comment ?

Comment allez vous faire pour dissimuler ce monceau d'horreurs dont le souvenir vous hante continuellement?

Il vous revient d'une lecture ancienne que du crime le pire des châtiments est encore le remord. Il tue c'est certain, vous poursuit malgré vous, ne vous lâche pas une seconde... La conscience voyez-vous est une des choses les plus difficiles à noyer. Une fois la lumière faîte rien ne lui permet plus de demeurer dans l'obscurité. Tout corps plongé...Vous vous souvenez de cette phrase...Archimède...Le bain...L'objet que l'on tente de maintenir dans le fond de l'eau mais qui, inéluctablement reprend le chemin de la surface. C'est un peu ainsi que votre conscience agit maintenant que vous savez.

La lumière nous est à nous autres êtres humains essentielle pour survivre...Et malgré la bassesse de certains cieux nous ne pouvons nous empêcher de lever les yeux en attente du "grand-jour".

Comment... est bien la question qui vous tourmente sans répit. Boire, voyager, vivre, rire, rien de tout cela ne vous détourne de vous même car c'est toujours vous qui chaque matin devrez affronter votre regard dans le miroir. Vous ne pouvez plus aussi aisément les années passant, les actes s'enchaînant, les mensonges et les compromissions aidant relever la tête, et vous affronter aussi directement que vous le faisiez autrefois.

Mourir la conscience pure est un cadeau que peu d'hommes savent se préserver... C'est un honneur de s'offrir autant de respect et de considération vous le savez. Et cette seule phrase à écrire est un acte de torture vous le ressentez.
Que reste t-il en vous qui n'ait été souillé vous demandez vous furieusement.

Le dernier jour, le dernier souffle est celui que vous devrez vivre seul. Personne d'autre que vous n'aura à affronter ce moment. Vous ne pouvez l'ignorer malgré les distractions que vous vous offrez en guise de fuite.

"L'homme vivant".
"L'homme en fuite".
Intermède.

Pourtant vous continuez de nier... Vous dîtes : " moraliste" en entendant ces paroles. Vous continuez de nier. Malgré l'évidence, vous crevez de trouille. Je le vois dans vos yeux. Je le lis dans votre silence. Vous ne pouvez vous empêcher de vous rappeler ces soirs d'enfances où le sommeil était léger, où chaque soir vos yeux se fermaient sur une journée limpide. La nuit, sereine n'était alors que douceur...

J'ai touché le point G de ce qui vous reste d'âme?

Vos yeux brillent.
Ai-je une chance de vous ramener à la raison?

Je pourrais essayer....
(Inlassablement....)

"Récupérer ce qui peut l'être".

Dérisoire?

Croyez vous vraiment qu'une parole puisse l'être ?


Moi je pense le contraire. Voyez vous j'ai une foi indestructible dans le pouvoir des mots...Je sais...Face à un coup de poing qui tait toute contestation, fait sauter les dents et vous projette contre le bitume, ce n'est rien. Je vous l'accorde. Sauf que...Le temps...Il fait son oeuvre. Un jour vient...avec les souvenirs, les remords, les regrets remontent à la surface. Et ce jour là rien n'est plus important que les mots. Car voyez-vous il y a des mots que l'on prie, que l'on implore...

Vous pleurez?

Attendez! Je n'ai pas finit de vous parler de vous!

Ce dernier mot que l'on souhaite tous entendre dans sa forme la plus vraie, la plus sincère quand plus rien ne demeure d'autre qu'une âme en attente d'envol dans un corps perclu de "misères", ce dernier mot qui évoque toute la douceur de notre enfance, qui fait venir de vraies larmes de joie au bord des falaises des yeux.

Vous le rêvez cet amour fou, si doux qu'aucune forteresse n'y résiste.... Vous l'avez croisé. Ces ailes vous ont effleurées, si douces....comme ces mains...à elle...on aurait dit des ailes....Vous vous souvenez?

Vos mouvements brutaux l'ont effrayée, vous l'avez fait fuir, comme un lourdaud qui ne sait pas ou en tout cas qui ne comprend pas qu'on n'emprisonne pas les alizés, qu'on n'enferme pas l'esprit, encore moins cette femme.

Il y a de cela si longtemps que votre mémoire peine à vous restituer les instants d'alors. Vous aimiez alors. Vous aimiez et rien n'aurait pu vous retirer cette certitude du corps. Comme si chacune de vos fibres avait bu la douceur de ses lèvres, s'était emplie de son odeur. Car la respirer c'était comme la faire entrer en vous, la happer, l'absorber entièrement. Vous souffrez car il est évidemment cruel de se souvenir de ce qui a disparu. Il est si difficile de se débarrasser d'un simple souvenir, la sensation du bonheur qui vous poursuit jusque dans le sourire rayonnant des autres. C'est un fantôme ce souvenir. Il a des formes variées. Il apparaît et disparaît au gré du vent, de la chaleur de l'air, de l'odeur. Un rien le provoque, un rien le tue.

Après lui c'est comme si le désert avait mangé votre coeur, il n'y a rien. Plus rien autour, plus rien à l'intérieur. Ce désert est votre solitude. Et lorsque vous parlez j'entends ce désert, vos mots sont ensablés, le son de votre voix étouffée, vous disparaissez sous des kilos de sable. Votre corps, comparé à ce qui l'entoure, des kilomètres d'air froid, parait si petit, si insignifiant, que je ne peux que vous plaindre.

Il relève les yeux.

Elle tourne les talons, quitte la pièce et s'en va.

Fin de la scène. (provisoire).

10.11.2005

Scalpel pour nuit blanche.

medium_wisconsin-sky.jpgLes cieux bouleversés, en tournant sur la grande page de l'univers recommencent à provoquer au sol des tourments de vents, des mouvements incontrôlables de la Nature. Hommes accrochés aux débris de leurs constructions. Ces temps-ci les apocalypses ont repris du  service. "Il faut savoir approcher la prédiction comme on parle aux animaux et aux plantes". J'imagine qu'un  jour Nostradamus s'est fait cette réflexion. Ce n'est rien de plus qu'une capacité humaine à être avertis des dangers...Rien de plus. Le silence effraie, il est annonciateur de bien des transformations, bien des mutations. Pourtant la seule peur dont nous devrions craindre les effets c’est celle qui nous empêche de remettre en cause nos certitudes, nos croyances. Nous ne saurons jamais assez. Ce fait traverse nos époques, nos Siècles. Cette certitude éclaire nos philosophes, nos penseurs, nos chercheurs. Mais elle est sans cesse remise en cause par une autre certitude celle de l'absence de savoir définitif. A la manière d'un ciel qui ne cesse de changer, d'évoluer, de se transformer de son lever à son coucher, le savoir est en perpetuelle évolution.

Quelqu’un écrit un jour ceci :

" Un jour il était assis à table
Le silence tardait à venir
- la lettre jamais écrite
La brave maison lui soufflait des mots
et sa main sur le pain
oubliait la bénédiction
Car dehors soufflait avec la violence
d'un orgueil rouillé
un vent déchiré.
Le feu crépitant d'une peur farouche
alimentait ses incendies.
Il mesurait chaque instant
avec plus de hâte,
corde vibrante jamais soupçonnée auparavant.
Demain peut-être - ainsi murmure son rêve
comme si bienfaisant il avait dans le vin
goûté l'été, le soleil de la griserie à venir -
demain peut-être avec une clé de verre
il fermerait le Moyen Age. " 

 Il faut bien se rendre à l'évidence, les Temps sont troubles. On les dirait tombés entre des mains de diablotins qui jouent avec la poudre : celle qui nous arrive dans les yeux, celle dont on remplit les canons...

"Et le vent souffle indifférent aux tracas des hommes."

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