01.06.2007

Je n'irais plus.

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Je n'irais plus

                    auprés de toi

                                         entendre

                                                   ;nbsp;    se lever

                                                                    le battement

                                                                                        sourd

                                                                                                  de tes désirs. 

Car l'amour est don. Don. Je répète mais il est don. Or je ne vois que conquêtes

possession

envahissement 

"des coups sourds 

à ma porte!" Je les entends mais cela ne dit plus rien, cela ne dit rien, j'ai peur de tant de....

08.04.2007

Inversion

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Pour tuer le temps :

On fume des clopes
On prends des drogues
On boit des verres d'alcool

Mais on oublie que c'est le temps qui nous tue...

On pourrait penser que le sommeil
nous aiderait à passer certaines rives
un autre côté du Temps,
prés de lacs aux reflets bleu-gris,
une fois le miroir retourné, on trouverait l'oubli.

Mais le silence mange la marge...
des pages de souvenirs écrits de mémoire.

Quelques neurones reliés entre eux filent Ariane...
sur un chemin où passent nos rêves ( ceux que l'on n'appelle pas), où l'on regarde les souvenirs s'oxyder.

On pourrait penser qu'avec quelques rires , une larme de folie, une toile d'ennnui, les rebonds nous enverraient promener...loin
trés loin.

Mais il en est de la vie comme des souvenirs
ce sont eux qui nous promènent, rarement nous.

Donc puisque nous sommes un peu de ces feuilles au vent...que de liberté en somme il n'existe que dans nos rêves, puisque ce cours d'existence draine tant de cailloux qui finissent dans le fond de nos chaussures, qu'à force de marcher sur ces arêtes tranchantes nos pieds finissent en sang, on décide de s'assoir tranquillement sur le bord du chemin...On rallume une clope, peut-être une drogue mais finit-on par penser pas bien pire que nos illusions.

Le soleil imperturbable joue comme d'habitude dans le feuillage qui comme souvent se met à bruisser au moindre vent. Silence...L'écrin feuillu renferme un oisif dont le chant soudain me fait penser à...rien...absolument rien...
juste à l'envie de laisser ses oreilles se remplir de trilles.

Le bien-être!

Voilà ce qui pourrait renvoyer le son de l'ennui dans les cachots d'où malveillants corbeaux et croassants de tous poils l'avait tiré.

Pool!

Une peau de serpent le long du chemin, la mue des rampants. Je souris en marchant. Dans les nuages les souvenirs finissent de se disperser, j'avais aperçu quelques visages au loin. Les mousses ont recouverts les troncs des arbres. Une clochette jaune puis une pervenche...Encore quelques pas et je croise le dos luisant d'un insecte.

Ballades éternelles de ceux qui se perdent dans les sous bois de la mémoire, où parfois vont hurlant les vents de l'hiver mais où souvent le Printemps surprend...Encore quelques pas et l'été aux goûts sucrés fera son entrée.

J'aurais la nacre d'un coquillage entre les doigts. Sa coque irisée contre la paume refermée de ma main. Ce sera lent, long, presqu'insurmontable de lenteur. A ce moment j'aurais le sentiment posée là contre le sable à deux doigts du ciel que je suis un grain de sable. J'irais rouler dans la coque translucide, glisser contre la nacre, respirer l'océan. Il n'y aura rien d'autre que le vent le sable et l'océan bruissant à quelques pas.

J'aurais "tué le temps"...Milles et un souvenirs, minutes, moments seront venus s'enrouler autour de moi, me portant vers le ciel, la lumière. L'ultime et décisif moment où tous les tourments tourbillonnants seront aspirés par le néant. Alors l'oubli simplement se joindra à ma mémoire.

Le miroir glissant sur lequel auront vécu tant de soupirs aura disparu.

01.10.2002

Ah ça : les mauvais jours!

Toujours écrit

 la pointe de pierre contre sol dur

 les doigts de l'Etre frotté contre les murs.

Toujours écrits contre dents sérrées mordues (dents de morue) langue de terre asséchée.

Toujours saigné d'écrire. La pierre contre la langue, léché des poignées de sel.

Abîme entre mots, exil ;

Ah ça! Les mauvais jours où ça montrait la croupe du visage frotté de terre, de landes animales, ça sentait le corps! 

Dégagé le sens de l'absurde,

épuré la bêtise,

syphonné des torrents d'ennuis

envahie d'insipides morales de bêlants,

paroles de mourants.

30.09.2002

Death can dance.

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Death can dance. Under the black tree death observes a snake slip into this strange part of yourself. Stolen green days. Black days of despair painted along this strange part of yourself, slipping inside this strange part of yourself. Death observes the crawling, slipping snake, whistling in this strange part of yourself. How long is that going to last before death start to dance? Say it to me now! Does death dance like a length, very lenght green snake on a black tree?
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29.09.2002

Thriller.

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Par la fenêtre on voit le ciel flamber
on voit le ciel rougeoyer.
Par la fenêtre on voit les morts se relever
les oiseaux cramer.
Par la fenêtre on voit
avant que la nuit ne tombe
les salamandres glisser sur les tombes
les gouttes de feu
traverser l'atmosphère
par la fenêtre on voit puis on ne voit plus :
on devient aveugle de tant de rouge
aveugle de tant de feu
aveugle de tant de brûlures
aveugle et puis encore plus aveugle
quand la nuit tombe
tombe
tombe.
Ne se relève plus :
la toile du jour.
Par la fenêtre on voit,
certes on voit,
son reflet
en feu
son reflet
en larmes,
son reflet.
Par la fenêtre on essuie la pluie, on l'étale sur les vitres, on enrage
de ne pouvoir briser
cette fenêtre
rougit
aux reflets
multiples
.

28.09.2002

Désormais je me dore...

à la crypte des monastères....L'imprudence. Bashung. Un air de fin du monde. Une musique sortie d'outre-tombe où nous font parfois chuter nos désirs inassouvis.

L'incomparable bêtise des êtres vivants. L'inénarrable discours des cons survivants. L'insupportable avis de l'imb(e)cile qui n'entends pas sonner la trompette de la bêtise.

"Sauve-toi, sauve-moi." J'étais censé t'encenser, mes hélices se sont lassées de te porter aux nues, je me tue à te dire qu'on ne va pas mourir...t'étourdir sans avirons, sans élixir....

Chassons l'imbécilité, elle revient au galop. Cessons d'être lu par des cons. Oublions les mots qui leurs sont destinés, les discours qui les satisfont, les tournures à leur portée, les sentiments dont les méandres les bercent. Cessons enfin de discourir de manière compréhensible.

Aller d'une image à une autre, oublier le sens et ses dérives, entrouvrir les portes de l'absurde ou le sens s'enrobe d'étranges significations, qui déroute et désarme "l'insupportable en train d'essayer de comprendre"...Anonnant, déchiffrant il sue sur mes mots.

Comme le tâcheron sur sa tâche....

Par la meurtrière, guette l'ennemi, guette l'amant, aprés la colline, j'y suis. Par la meurtrière, guette l'horizon, guette la vie...

Félicitation, me dis-je tu viens d'exterminer une partie de tes lecteurs, les lectrices suivront! Et leur progéniture. Les rats sautent du navire, il tangue, chavire, au gré de ma colère, de mon dégout. Comment faire survivre un peu de sentiments? Comment me dis-je souvent.

Interdire à ces gens de me lire. Leur claquer la porte au nez, les baffer, les torgnoler, les envoyer pondre des rats en enfer, les maudire et les tâcher de toutes mes forces.

Con tu m'ennuie, cesse donc par tes reflexions d'essayer de comprendre, tu ne le pourra pas. Suicide-toi tu feras de la place aux autres, aux bons, à ceux dont l'existence compte ce qui n'est pas le cas de la tienne.

Je suis noir de monde, qu'on me dispense, qu'on me disperse, je suis noir de monde.....qu'on me dissipe. En moi se vautrent des vivants....circulent des rumeurs à faire pâlir. J'voudrais t'aimer comme un seul homme. L'amour en bandoulière. L'amour...en bandoulière....

Qu'on me disloque, qu'on me dispatch, qu'on m'évapore (con m'évapore)....