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Le champ de réfléxions.

La vie c'est court et c'est long, c'est lourd et léger. C'est ce que l'on veut, comme on peut. C'est surtout loin, très, très, loin de ce qui vous ennuie et puis peut-être un jour retrouver le chemin du plaisir de vivre quand tout sera mort, quand les ordures pendues auront séchées des années au soleil de ma haine. Quelques accords de guitare, un après-midi ensoleillé, une boisson légèrement sucrée, l'odeur de l'herbe près de soi ( la terre), une cigarette, un livre ou un carnet où on écrit, ou peut-être un dessin, petit dessin dans le coin d'une page, un oiseau, une fleur, un mot parfois. Se débarasser de tout, jeter au feu tout ces souvenirs désagréables, ces cons, ces sales idées, et laisser le vent balayer la lande autour de soi. Et quand des heures durant tu auras respiré l'odeur de l'iode et que le ciel immense aura lavé la moindre de tes pensées, tu pourras aller un peu plus loin que d'habitude! Respirer! Vite! Tu oublies tout. Tu ne sais pas, Tu ne sais plus. Tu ne veux plus rien savoir. Tu prends le train, ta voiture un vélo ou tes jambes et tu dégages. Tu changes de pays, de monde, d'illusions, d'espace-temps et tu retrouves la vie que tu avais perdu. Là où tu es il n'y a rien, plus rien, en tout cas pas pour toi. Tu ne sais pas qui sont ces gens qui te parlent, ce qu'ils te veulent. Tu ne comprends pas, plus. Tu ne veux plus savoir ce que ces abrutis te racontent, ce qu'ils se disent entre eux : parce que ça parle ces animaux! Ca cause comme des dindons! Ca vocifère! Ca rigole! Ca blablate! Putain de merde, tu ne supportes plus ... ces mots de porcs. Tu ne veux rien entendre. Tu veux du silence et que ça ferme sa gueule! Tu veux du silence! C'est tout! Des heures de silence! Tu veux la paix et c'est tout! Que ces "merdes" s'écrasent au soleil, qu'ils dégoulinent dans leur coin, qu'ils s'avachissent entre eux, qu'ils se causent entre eux, qu'ils se reproduisent entre "animaux" de leur sorte, et surtout qu'ils oublient que tu as un jour...existé! Voilà le bonheur! Le seul. L'unique. Le vrai! Vacance, soleil, farniente, odeur de cerise et café frais. Fraîcheur des pièces. Un brin de lilas oublié sur un napperon ancien, le tic et la tac de l'horloge en train de jouer à cache-cache l'un avec l'autre. J'ouvre la fenêtre les arbres en fleurs sur la pelouse immense, le ciel au-dessus, quelques oiseaux en plein vol, le silence quiet des journées à la campagne. Je me passe du verbe en vacance. Le verbe "faire" est rangé dans une armoire. Il y a le verbe "lire", le verbe sourire, et le verbe rire. J'ai aimé faire un tour dans ta vie légère d'homme-oiseau, valise posée au sol. Je suis là pour recueillir tes pensées. Dans la maison où tu as vécu. Je vais d'une pièce à une autre.  Les images reviennent les unes après les autres, mes bêtises d'enfant, tes regards protecteurs mais sévères, tes explications, tes leçons de morale. Rien n'est interdit dans ce monde étrange où les morts côtoient simplement les vivants : la mémoire. Ta vie s'est écrit avec moi. J'ai bousculé tes convenances, j'ai fait sourire tes yeux âgés de tant de jours de travail et de renoncements. Tout ces combats que tu as mené je les ai pris avec moi, maintenant et jusqu'à ma mort, ils sont mon héritage. Je ne comprenais pas tout mais maintenant avec le temps. Le temps aidant dit-on, j'ai repris toutes ces années avec moi et je les porte comme on portait les étendards autrefois, fièrement et bien haut. Il n'y a rien de toi que je ne renie. Tout m'interesse et me séduit, la profondeur et la perspective de tout cela m'apprend à comprendre que la surface n'est rien comparé aux trésors que les profondeurs recèlent. Je sais aujourd'hui que je ne saurais jamais Tout. Tout est comme Rien un mot. Et pourtant j'espère tant de ce savoir, qu'il réponde enfin à toutes mes questions qui sont parfois si nombreuses et si étranges. Mais j'entends comme toujours la voix de la bassesse me rapeller aux choses du commun et j'arrête là mes digressions semi-philosophiques. La vie est longue je me souviens comme la tienne le fût et je regarde les jours se lever avec moins d'impatience : tout vient à temps à qui sait attendre.

 

 

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