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    http://ex-ternelle.blogspot.fr/

     

     

                         



    Elle est belle cette chanson non?

    Pas gaie?

    Ben non. 

    Mais bon.

    Dés fois la vie c'est pas super gai. 

    Dés fois oui. (hihi?)

    Dés fois non. (bonbon? Non, non.)

    Tiens on va mettre les paroles comme ça ceussent qui savent lire ils vont pouvoir lire.

    Cool non? (Tu sais pas lire? Ben c'est pas grave, écoutes la chanson.)

    Les dingues et les paumés jouent avec leurs manies.
    Dans leurs chambres blindées, leurs fleurs sont carnivores
    Et quand leurs monstres crient trop près de la sortie,
    Ils accouchent des scorpions et pleurent des mandragores
    Et leurs aéroports se transforment en bunkers,
    À quatre heures du matin derrière un téléphone.
    Quand leurs voix qui s'appellent se changent en revolvers
    Et s'invitent à calter en se gueulant "come on !"

    Les dingues et les paumés se cherchent sous la pluie
    Et se font boire le sang de leurs visions perdues
    Et dans leurs yeux-mescal masquant leur nostalgie.
    Ils voient se dérouler la fin d'une inconnue.
    Ils voient des rois-fantômes sur des flippers en ruine,
    Crachant l'amour-folie de leurs nuits-métropoles.
    Ils croient voir venir Dieu ils relisent Hölderlin
    Et retombent dans leurs bras glacés de baby-doll.

    Les dingues et les paumés se traînent chez les Borgia
    Suivis d'un vieil écho jouant du rock 'n' roll
    Puis s'enfoncent comme des rats dans leurs banlieues by night,
    Essayant d'accrocher un regard à leur khôl
    Et lorsque leurs tumbas jouent à guichet fermé,
    Ils tournent dans un cachot avec la gueule en moins
    Et sont comme les joueurs courant décapités
    Ramasser leurs jetons chez les dealers du coin.

    Les dingues et les paumés s'arrachent leur placenta
    Et se greffent un pavé à la place du cerveau
    Puis s'offrent des mygales au bout d'un bazooka
    En se faisant danser jusqu'au dernier mambo.
    Ce sont des loups frileux au bras d'une autre mort,
    Piétinant dans la boue les dernières fleurs du mal.
    Ils ont cru s'enivrer des chants de Maldoror
    Et maintenant, ils s'écroulent dans leur ombre animale.

    Les dingues et les paumés sacrifient Don Quichotte
    Sur l'hôtel enfumé de leurs fibres nerveuses
    Puis ils disent à leur reine en riant du boycott :
    "La solitude n'est plus une maladie honteuse.
    Reprends tes walkyries pour tes valseurs maso.
    Mon cheval écorché m'appelle au fond d'un bar
    Et cet ange qui me gueule : "viens chez moi, mon salaud"
    M'invite à faire danser l'aiguille de mon radar."

     

     

  • Dégradé de gris.

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  • O temps, prête moi ton battement!

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    La lutte pour la survie passe par la maîtrise du temps.

    On le comprend mieux aujourd'hui. C'est devenu un enjeu de la vie moderne.
    On l'envisage de manière plus sereine.
    Si l'on cherche à écrire de la poésie, peut-être comme un poète que l'on a souvent lu et admiré, on cherche à trouver un temps qui nous correspond.
    Un temps comme une mesure.

    Quel temps me plait le plus?

    Mille temps, vingt ans, trois temps ou bien l'absence de mesure et le temps ancien de ceux qui ne connaissaient pas encore le calcul du temps.

    Le temps ancien, que l'on entend dans les voix des chants grégoriens.
    Le temps mystérieux que plus personne ne connait, parce qu'il est trop ancien justement et que ce qui est trop ancien se perd dans l'obscurité du passé.

    Une rayure sur un temps, c'est comme une répétition qui s'obstine à revenir, un bégaiement bizarre et incongru. Quand on cherche quelquechose que l'on ne comprend pas, on balbutie, on répète, on se répète et on reprend jusqu'à temps justement, qu'apparaisse enfin le moment précis où la mesure rejoint le mot et la phrase qui se met à danser lentement te permet enfin de retrouver ce temps, dont tu pressentais l'existence mais qui ne serait jamais apparu sans ta volonté pugnace de le chercher, de le découvrir et de le mettre enfin à jour.

    La poésie, ce lieu imaginaire, où tous les temps s'échangent en silence, des secondes, qui battent lentement contre la peau secrète d'un corps intérieur.