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Le nucléaire civile en France : Où en sommes nous exactement?

Je commence volontairement ce billet par une question qui semble à toutes et à tous bien étrange, puisque bien évidemment comme vous ne pouvez pas l'ignorer : aucune information sur le sujet ne filtre régulièrement dans notre chère presse quotidienne.

Non, non.

Rien.

 

    Bien évidemment...

    Comme nul ne l'ignore plus depuis que le silence résonne, ce sujet n’intéresse pas (à part quelques acharnés de mon genre ahah) car bien évidemment personne n'y connait rien voire n'y comprend absolument pas grand chose voire carrément rien du tout. 

    A tel point qu'il nous serait peut-être même possible de demander à un passant dans la rue de tenir une barre de plutonium ou d'uranium sans que la personne ne s'affole (pas tout le monde bien entendu mais je ne doute pas qu'en s'y prenant bien et en insistant un peu cela devrait être possible) et ne parlons pas du reste des éléments radioactifs tels que le polonium par exemple qui fut un temps à la mode dans certaines contrées très éloignées...cela ne serait évidemment pas le cas avec une substance toxique tel que.....allez au hasard : de l'arsenic!

   Proposeriez vous un verre d'arsenic à un passant dans une rue qu'il saurait exactement de quoi il s'agit et votre "gentille invitation" serait retournée sans aucune hésitation, pour les éléments radioactifs tel que par exemple allez allons-y : du césium 137 en revanche ce ne serait pas forcément le cas.

    Comme souvent ici j'exagère un peu.

    Je force le trait volontairement. 

    Mais il est vrai que le sujet : Le nucléaire civile en France n'est pas un sujet tant il n'y a absolument rien de très intéressant à dire d'autre que :

1_ La pollution irrémédiable et définitive de tous les écosytèmes autour d'une centrale due aux fameux rejets effluents et gazeux peut-être minime pour certains mais suffisante pour d'autres.

(qui signifie en clair rejet d'eau et de gaz, terme particulièrement nov'languais d'ailleurs qui dissimule sous une formule élégante, vague et floue une réalité immonde _c'est mon avis_ qui permet aux autorités de ces centrales de déverser régulièrement de la pollution radioactive dans l'environnement tout en sachant pertinemment que cette pollution ne disparaîtra jamais et que bien au contraire elle ira s'accumuler dans les eaux et dans les terres environnantes de manière définitive.

Les habitants de ces coins finiront forcément par avaler de la radioactivité par le biais des produits de consommation courante et/ou de l'eau des nappes phréatiques comme cela est parfaitement logique.  

   L'eau radioactive rejetée des centrales nucléaires ne disparaît pas comme par magie, elle ne se dissout pas dans la nature, elle n'est pas absorbée ni dégradée, elle se mêle aux eaux existantes, celles des ruisseaux et des nappes phréatiques dont elle ne disparaît jamais et elle s'y accumule. 

   Il est bien entendu que les quantités sont très petites et que cela n'est en rien comparable avec la nature de la pollution radioactive que subissent depuis 2013 tous les habitants des régions japonaises concernées.

   Tout d'abord parce que les rejets de gaz et d'eau radioactive sont contrôlés et localisables.

    Au Japon, dans les région contaminées, les "hotspots" (ou points chauds, ce sont des endroits dans le sol qui sont extrêmement radioactif) diffusent (ou diffusaient car une fois localisé certains d'entre eux peuvent avoir été décontaminé j'imagine mais je n'en sais guère plus) de la radioactivité dans l'air en continu et que dans de nombreux endroits le sol est entièrement contaminé.

   Lorsque vous posez le pied sur un point chaud les radionucléides traversent vos chaussures et entrent directement dans votre corps mais pas uniquement car l'activité radioactive est si grande que l'air au dessus est extrêmement radioactif aussi donc vos nez et vos bouches permettent à l'air contaminé d'entrer directement dans vos poumons et donc la contamination sera doublée. Pareil pour le sol, les semelles des chaussures ne protègent pas de la radioactivité donc le simple fait de marcher sur un sol contaminé vous expose à la contamination. Je ne vois personne en France qui, habitant non loin d'une centrale irait volontairement se baigner par exemple à la sortie où est rejetée l'eau radioactive ni quelqu'un qui se mettrait volontairement dans un panache de fumée radioactive afin d'en respirer le délicieux parfum!

Voici aussi pourquoi les problèmes de contamination de la nature en France sont un problème mais un tout petit problème par rapport à la dangerosité et la multitude des problèmes de contamination radioactive produite par l'accident de Fukushima au Japon. Donc pas de panique non plus si vous habitez dans les environs d'une centrale, il ne va rien vous arriver. Lol

De toute façon en France nous avons tout de même largement le choix afin de pouvoir vérifier si les rejets effluents et gazeux produisent une pollution définitive puisque 19 centrales sont actuellement en fonctionnement selon le site de l'ASN.

2_ Les risques d'accidents nucléaires qui existent en dehors du fait que personne ne voudrait les voir exister!

(puisque par définition un accident est forcément imprévisible car sinon il aurait été prévu et ne serait pas arrivé Ah ah ! Ça à l'air marrant vu de loin mais cela ne l'est pas forcément vu de près!)

 3_Le coût énorme des changements à apporter aux centrales vieillissantes (EPR génération 3) 

 

Bref, c'est bien ce que je disais en début de billet il n'y a aucun sujet intéressant à développer à partir du titre, "Le nucléaire civile français ".

Rien du tout.

Allons circulons puisqu'on nous dit qu'il n'y a rien à voir!

Et hop là hop fin de la note.

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