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Sédiments_Avant-Garde_© - Page 3

  • Notions intermédiaires.






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    J'écoute une chanson pop.

    Le son passe, le rythme me lasse

    Mon dos s'abandonne sur l'oreiller

    J'oublie.

    Mes pensée s'étonnent 

    D'avoir retrouvé ce chemin

    Autrefois abandonné.

    Chemin caché entre les lignes

    Parcheminées d'une main

    Qui se pose sur une autre.

    Tout le jour, j'hésite à écrire

    l'envie de te rejoindre.

    _________________________


    Dehors, l'air frais,

    Les yeux pleins de fatigue,  

    A travers l'océan nuageux du ciel parisien,

    L
    es regards pointus des oiseaux, 


    ___________________________________________

    défient les yeux étonnés,

    d'un cinéaste de bazar.

    Assis au coin d'une table de bistrot,

    il sourit aux cœurs pris aux branches du désir.

    L'eau fraîche d'une rivière semble couler sur leur corps amoureux

    lisse leurs gestes,

    adoucit les paumes de leurs mains,

    ralentit à l'extrême le moindre de leur mouvement. 

    ___________________________________________________


    Les hésitations de l'image qui se crée au loin

    traverse l'espace de mes pensées. 

    (Jamais aucun rêve ne revient,
    fugitif, échappé d'un monde imaginaire dont personne ne possède les cartes, son halo tremble dans le lointain pendant de longues années.)

    ____________________________________________

    Je rêve d'un visage.

    Le trajet des mains qui en suivent le contour

    se détache lentement,

    de la douceur de la bouche,

    de la fragilité des paupières,

    de la blancheur de la peau.

    Cachés entre les doigts,

    glissant contre l'os saillant des secondes, 

    les mots, retenus au seuil des lèvres.

    Je rêve un visage épars,

    où chaque centimètre

    est un territoire qui se découvre,

    une topographie qui se déchiffre lentement,

    mais qui s'enregistre facilement. 

    _____________________________________________________________________

    La nuit est revenue. Les étoiles scintillent. Le silence m'envahit de nouveau.

    Les histoires s'éloignent, restent les pointillés auxquels je suis attachée.

    Ils m’entraînent dans ton sillage discret.

    Un étrange navire glisse, emportant mes pensée, loin du lit où je suis maintenant endormie.

    Il traverse la ville, draguant l'air en silence à quelques lieues du sol, pour hisser à son 

    bord les âmes égarées, les pensées perdues, les idées abandonnées, les restes de pensées, toutes ces miettes de

    de vie dont personne
    n'a su quoi faire.

    Vagabonds ivres, solitaires acharnés, déchirés de toutes sortes ont laissé derrière eux

    les mots qui les retenaient. Ils ne parlent plus, ne vivent plus, respirent à peine.

    "Monte à bord" souffle doucement les voiles qui passent et tournent au dessus de leurs têtes. 

    La ville entre leurs bras qui accrochent encore le bitume disparaît. 

    Que se passe t-il après? 

    Personne ne pourra jamais le dire.

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    De la lointaine étoile sur laquelle je suis endormie, j'observe et je réfléchis.

    Quelle étrangeté parcourt certains de nos rêves! 

    Les scènes se superposent et s'échangent comme une pensée se dissous, sans raison apparente. 

    Le rêve est le seul lieu imaginaire qui reçoit autant de sensations et de représentations symboliques.

    Il est à lui seul, 
    un livre. Informel, brouillon, inachevé il renferme quantités de chemins à emprunter, de fils à suivre,

    de sens à déchiffrer, ou tout simplement à laisser vivre en dehors de soi sous les lois de l'inconscient.


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    Le rêve est le territoire imaginaire qui s'ouvre sous le regard étrange de la représentation.

    Les yeux clos, le réel s'efface pour laisser place au ballet des images, des scènes, des sensations intérieures.

    On quitte quelqu'un pour une rue déserte, des voix s'élèvent, un navire traverse la nuit, le même visage apparaît une fois,

    deux fois, on tend le doigt pour le toucher, la lumière jaillit de ses os translucides.

    On pense soudain à la scène réelle qui revient à la mémoire, à ces gens sans vie que l'on croise parfois.

    Le navire que l'on voit en pensée qui est le souvenir d'une illustration d'enfance apparaît soudain comme un havre

    comparé à la dureté et la froideur de la scène. Les étoiles brillantes au loin semblent appeler le regard. Elles semblent être

    la seule destination de ce navire un peu fantomatique, dont les voiles fines se meuvent comme certaines

    nageoires de poisson dans l'eau et susurrent par le frottement de l'air des mots dans le vent.

    Tout disparaît soudainement.

    La sensation de la douceur de l'oreiller contre la joue reprend sa force. Le bien-être nous entraîne dans une sorte de

    sommeil profond qui ne laissera pas de souvenir.

    L
    e repos arrive enfin, fait de silence, d'obscurité, et d'amnésie. 

     

     

     

  • Run away from your love



    crédit photo : moi même

    There is a love letter

    That never disappear
    From my heart
    It's the one you wrote
    Before I left

    I've never been so sick
    Listening a love song

    I am drawning
    Pale blue eyes
    I am dreaming 
    Pale blue sky
    I am living with
    Pale blue drug

    That's flows on my veins
    Flows on my skin
    Flows on my legs

    Walking on my dreams
    Running away from that sad sad sad song 

    Life is a street
    Memory run inside 

    I draw blue sky
    On every wall
    Outside there
    Where the wind blows its cold melody

    So cold

    I've never been so sick
    Listening a love song

    The soft melody
    That never lives out my mind

    Is flowing from your veins

    Flowing on my skin
    Flowing from the walls

    Out there  (2)
    Where it's cold
    So cold

    There is a love song
    Looking for a memory
    To remind
     of....

     

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  • What could I possibly lesson tonight?



    crédit image : moi même


    (except the "live me alone" song)


    Around here, there is something broken.
    (the broken things is in the eyes)
    (a little golden flames, in the middle of a night, that only belongs to you)
    I listen to your voice, singing the L.O.V.E song.
     

    What song for this silent life?
    What life for this silent song which is your breath?
    Not a long time ago, I was living a story,
    Then It's all messed up
    fucked up 
    all became nuts.
    I had to run away like a fugitive.
    (I would be dead today, if i hadn't done)
     
    Now, 

    'round here,
    nothing is sure anymore,
    because of broken things.

    I have a pocket full of tears,  
    Hard times,
    Some broken things too.
    (Don't know what to do with this.
    How long am I going to be able to could keep this secret life away from harassment.
    I really don't know. 
    It is exhausted)

    Maybe one day, the real story will start again.
    At the moment
    It's a constant fight,
    To keep something alive.


    The breath of my favorite silent song will stay with me, I guess.
    (the breath I like is yours)
    I keep your voice on my mind, preciously
    It's all around me, this wandering breath
    Every sky filled with it.
    I guess, every moment of this life is yours. 

    I stay with you on my mind.
    Which is the less dangerous at the moment.
    Some says "insane", I would probably say "romantic".
    Strangely, I know you can feel thoses things inside.
    I can feel it too.
    Don't worry, it's nothing but a game
    to keep you alive.
    You have to.
    Would you like to look like one of this monsters one day?
    I guess no.
    The most important fight is here, inside.

    No danger.
    Feel free to live this, the way you want.
    That won't do you any bad.
    That does'nt hurt.
    That even may be reparing things, sometimes.

    And one day, you know...
    We will be together.


     Droits réservés.
     

     

     

  • "Si l'on veut"


    crédit photo : moi même

    Des fois, vous êtes tout pour quelqu'un, puis soudain, plus rien. C'est la vie qui est comme ça. Les sentiments légers comme les fumées d'un thé suivent le vent, un rien les contrarie, les dissout... Ils disparaissent, tournent la tête, s'évanouissent.

    La liberté se passe de nos sentiments. Elle exige une fidélité constante, une attention de tous les instants. 

    La liberté aime disparaître. Il faut la pister. Il faut trouver l'endroit, la place qui lui permettra le mieux de s'épanouir. Je parle bien évidemment d'un certain état d'esprit ("state of mind" on dit chez les anglais). L'état d'esprit c'est beau comme expression. On dirait la météo d'un ciel intérieur. Bien sûr vivre dans une société restreint d'une certaine manière la liberté mais ne s'épanouit-elle pas mieux entourée par le respect des autres qui la restreint légèrement justement. Finalement cette liberté à laquelle tous tiennent ou devraient tenir n'est-elle pas cette immense capacité à s'émanciper des idées pré-conçues que nous avons tous en tête en se réduisant à son essence elle se pare d'une qualité supplémentaire, la rareté.

    Sentiments, liberté, respect, des mot que l'on peut étudier sans limitation de durée, sa vie entière si l'on veut.

    Elle ressemble à cette expression la liberté d'ailleurs : "si l'on veut", car c'est bien trop souvent "si l"on peut" en réalité.

    Tendre à remplacer la seconde expression par la première consiste souvent à faire d'énormes efforts pour ne pas se laisser entièrement envahir par les devoirs et les obligations de toutes sortes.

    Ecrire permet à beaucoup de personnes de trouver un exutoire peu onéreux, et pas très difficile à entretenir quand on sait un peu si prendre.

    Bien entendu, il faut savoir la défendre cette petite liberté. Les jugements des autres sont souvent inhibant si l'on écoute un peu trop. Le mieux c'est de ne pas trop chercher.

    Ecrire quelques trucs et passer son chemin, comme les sentiments volages (volatiles devrais-je dire plutôt, quelquefois il s'agit seulement de vapeurs) tourner la tête et disparaître au loin. Il n'y a rien dans les mots qui oblige à rechercher la durée de vie d'une sculpture, rien qui doive nécessiter de s'attacher à la durée, non rien.

    Pour moi l'éternité c'est le temps, pas un texte qui s'écrit, pas un mot qui se dit. Le temps représente ce qui nous échappe, ce que nous ne comprenons pas, une notion difficile à appréhender pour un être humain.

    Bien sûr on tente de le circonscrire ce temps. Il a été défini selon quelques lois. Mais le Temps que l'on découvre en physique, ou en astronomie nous échappe autant qu'il nous interroge sur sa réalité.

    Qui est-il vraiment pour nous? Nous est-il si extérieur qu'il faille pour tenter de le définir des volumes et des volumes de philosophie pour croire un jour que l'on pourra mieux le comprendre, mieux l'envisager, mieux le connaître.

    J'aime bien penser que l'éternité et le temps sont la même chose. J'aime bien cette correspondance de sens. Cet effet-miroir entre deux mots qui m'ont toujours paru si proches, au point parfois de les confondre dans l'obscurité d'un essai de poésie. Parce que le premier, toujours pour moi, renvoie au second et réciproquement. Et qu'il me serait bien difficile de penser à les différencier. Cela ne me ferait certainement pas plaisir. Et je ne suis pas certaine qu'en réalité faire ce genre de chose (sortir les mots de leur gangue d'inconscience) me serait bien utile.

    Je ne l'ai jamais pensé. Un professeur demanderait à un élève de clarifier, de séparer justement et de préciser des notions ou des sens qui sont proches mais dont on doit définir les différences.
    Quand on écrit pour son plaisir, et que souvent pour s'amuser on s’intéresse aux interférences entre les mots, aux confusions de sens, que de ses confusions on tire des fils "marrants", "différents", "bancales", bizarres, ou juste trop légers pour être remarqué, que l'on cherche à trouver des résonances (non pas uniques, qui frappent l'esprit par leur clarté ou leur fluidité mais plutôt l'inverse : que l'on cherche à tirer de la confusion, de la bizarrerie 
    ajoutées au déséquilibre, un sens et que ce sens finisse par entrer dans une construction qui parviendra à transmettre la sensation, le sentiment ou l'idée que l'on cherche, on n'a pas envie de s’embarrasser avec le vrai sens, le sens premier, le sens utile pour converser, le sens enfin que l'on connait déjà.

     Exit.